![]() | émission du samedi 10 juin 2006 Avec Frédéric Bolotny. Frédéric Bolotny est économiste au Centre de droit et d'économie du sport de Limoges et auteur de l'étude "Les clubs de football" |
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| LExpansion.com | ||
| 09/12/2005 TF1-M6, le match des diffuseurs de la Coupe du monde TF1 s'est octroyé les 24 "meilleurs" matchs pour 108 millions; M6, lui, 31 matchs pour 27 millions. Soit près d'un sur deux pour une chaîne longtemps allergique au ballon rond. Coup d'envoi de la confrontation entre les deux diffuseurs français, dès vendredi soir, lors du tirage au sort. C'est un fait désormais avéré tous les quatre ans : la Coupe du monde est aussi celle en coulisses des diffuseurs télévisés. Et la France n'échappe évidemment nullement à la règle. D'autant que se profile par écrans interposés un match singulier entre TF1 et M6, avec d'un côté, le poids-lourd partenaire officiel de l'équipe nationale et de l'autre, le challenger, jadis fier de son positionnement anti-foot. Face à ce mastodonte, encore traumatisé par le Mondial asiatique au Japon et en Corée du Sud, se dresse M6. C'est que l'ex-« petite chaîne qui monte » vient de signer un « joli coup », de l'avis de Frédéric Bolotny. Pourquoi ? « Parce qu'elle risque tout simplement de rentabiliser sa mise pour sa première apparition ». De fait, en raflant 31 rencontres pour – seulement – 27 millions d'euros, M6 s'octroie à bon compte le titre honorifique de plus gros diffuseur du tournoi dans l'Hexagone, avec quasiment un match sur deux. L'offensive est d'autant plus spectaculaire qu'on se souvient qu'il y a huit ans, pour le Mondial « maison », le groupe dirigé par Nicolas de Tavernost avait joué et revendiqué la carte du « 0% foot » à l'antenne, cultivant en cela son image d'outsider du PAF. De sorte qu'au final, si l'on cherche à évaluer le coût de revient d'un match de la campagne 2006, toute retombée publicitaire et toute considération sportive mises à part, il s'avère que M6 a payé le sien environ 871.000 euros quand sa rivale TF1 a déboursé 4,5 millions ! Soit cinq fois moins. Or, il est très improbable que les audiences et donc les recettes publicitaires soient cinq fois plus importantes sur la Une. A cela, Frédéric Bolotny avance une explication simple : « l'absence de décalage horaire entre l'Allemagne et la France. Ce qui ne devrait donc pas pénaliser les affiches présentées en « prime » par M6. » Et puis, quid de l'éventuel effet « Thierry Roland » ? Le commentateur vedette, qui fait office de bande son du ballon rond en France depuis plusieurs décennies, a été évincé de TF1 avant de trouver refuge chez… M6, non sans avoir été courtisé par son ancien employeur après que celui-ci eut réalisé qu'il pouvait passer à la concurrence. Autrement dit, bien qu'opérant chez le challenger, le Monsieur Foot du petit écran peut tout à fait rallier sur son nom un certain nombre de téléspectateurs, a priori peu enclins à rejoindre M6 pour ce type de programme. En attendant, les deux ennemis cathodiques s'affronteront une première fois vendredi soir, lors du tirage au sort de l'événement. Là encore, les stratégies divergent. Ennuyé par une diffusion en prime time imposée par le pays organisateur, TF1 n'a pas souhaité pour autant sacrifier sa Star Academy, son programme star du vendredi soir. Aussi, a-t-il opté pour une formule hybride, censée être win-win : au cours de l'émission de télé-réalité, Thierry Gilardi, le nouveau porte-micro estampillé football, proposera un décrochage vers 22 heures en présentant succinctement la composition des groupes de la compétition. De son côté, M6, sans casser sa tirelire, proposera un numéro spécial de son émission 100% Foot, avec bien entendu « l'autre » Thierry… | ||