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uelque 60 chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union européenne et d'Amérique latine et des Caraïbes (UE-ALC) ont achevé vendredi 12 mai à Vienne, leur 4e sommet régulier, dominé par les différends sur le contrôle des ressources énergétiques en Bolivie.
Les pays participants ont adopté formellement une déclaration commune pour "renforcer l'association stratégique bi-régionale" et la défense de la démocratie, des droits de l'homme et de l'environnement, tout en combattant ensemble la drogue et la pauvreté.
Une modeste avancée commerciale a aussi été décidée : les Européens et les représentants de six pays d'Amérique centrale – Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama et Salvador – vont ouvrir des négociations sur un accord de libre-échange. Mais après sept ans de pourparlers, il n'a pas été possible de réaliser l'abolition des droits de douane avec le Mercosur, le marché commun sud-américain (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). Le troisième groupement régional latino-américain, tout aussi divisé, la Communauté andine des nations (CAN) a convenu de commencer en 2006 un processus devant mener à un traité de libre-échange.
L'INDEMNISATION DES COMPAGNIES ÉTRANGÈRES AU CENTRE DES DÉBATS
La nationalisation des hydrocarbures en Bolivie le 1er mai a empoisonné le sommet. Jeudi, le président Evo Morales a écarté jeudi toute idée d'indemnisation des compagnies étrangères qui exploitent des réserves en Bolivie. Face au tollé suscité par cette annonce, il a tenté vendredi de calmer le jeu : dans une lettre au chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, il a garanti "une sécurité juridique vraie et durable" aux compagnies étrangères établies sur son territoire.
Les participants étaient reçus à dîner vendredi soir au château de Schönbrunn par le président autrichien Heinz Fischer, dont le pays assure la présidence de l'UE pour le premier semestre. Samedi, le président du Venezuela, Hugo Chavez sera le grand orateur du sommet alternatif des altermondialistes à Vienne avec M. Morales. Des conférences de presse officielles étaient aussi prévues samedi après des rencontres spécialisées entre Européens et sous-ensembles latino-américains.