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corrigés SES spécialité bac blanc

Corrigé Thème du programme : la division du travail chez Adam Smith et Karl Marx.

 Question 1 : Quels sont les points d'accords de Marx et Smith sur les avantages, les inconvénients, et les raisons de l'efficacité de la division du travail ? (10 points).

 K. Marx et A. Smith s'accordent sur la croissance de la productivité que permet la division du travail (2). La première raison de l'efficacité commune aux deux auteurs est l'habileté croissante des ouvriers, due pour Smith à la spécialisation de chacun (1), et pour Marx, à la croissance d'habileté du travailleur collectif, formé de la somme des travailleurs individuels spécialisés (2). La seconde raison commune est l'utilisation croissante des machines, qui permettent à un homme de faire le travail de plusieurs selon Smith (2), mais qui, si elles accroissent la productivité, subordonnent l'ouvrier selon Marx (1). Enfin, les deux auteurs considèrent que la division du travail abêtit l'ouvrier dans la mesure où il fait toujours la même tâche, et tend donc à perdre la capacité de faire autre chose (2).

  Question 2 : pourquoi "le travailleur parcellaire devient même d'autant plus parfait qu'il est plus borné et plus incomplet" ? (4 points).

 Le travailleur parcellaire devient d'autant plus parfait qu'il est plus borné et plus incomplet parce qu'il est ainsi capable de subir sa subordination à la machine et au détenteur du capital (2). S'il est borné dans sa spécialité, il est d'autant plus dépendant de celui qui achète son travail (1). S'il est incomplet, il est incapable de réfléchir à sa situation et donc de protester contre les conditions de travail qui lui sont faites (1).

  Question 3 : Quelles sont les limites de la division du travail que l'expérience des PDEM permet de constater ?

 L'expérience des Pays Développés à Économie de Marché permet de constater les limites suivantes de la division du travail : la croissance des gains de productivité a trouvé ses limites dès la fin des années soixante, à cause des malfaçons, de l'absentéisme et du turn-over engendrés par des conditions de travail de moins en moins acceptées par les ouvriers (2). De même, un processus de production très divisé est adapté aux très grandes séries. Or, la demande de biens de production et de consommation s'est segmentée, et il a fallu revoir le processus de production parce qu'il a fallu s'adapter à des séries plus petites (2). Enfin, la demande est changeante, et la production doit être capable de s'adapter rapidement, ce qui suppose la disparition d'une organisation du travail dont l'objectif essentiel était de réaliser des économies d'échelle (2).
Si la production industrielle semble devoir trouver des méthodes de production qui ne repose plus essentiellement sur la division du travail, il faut cependant constater que celle-ci conserve de beaux jours devant elle, notamment dans le secteur des services. Il suffit pour s'en convaincre de regarder fonctionner un "Mac Do" ou une entreprise de nettoyage sous-traitante d'une chaîne d'hôtel.

 

 

 

Corrigé Thème du programme: la relation salaire/emploi chez les (néo)classiques et chez Keynes

 Question 1: ­ Expliquez l'opposition entre Keynes et les économistes (néo)classiques sur le rôle des salaires dans le chômage en vous appuyant en particulier sur la première phrase du document (10 points)

 Pour l'analyse (néo)classique, le candidat doit mettre en évidence le rôle déterminant du niveau des salaires dans l'évolution du chômage (car il détermine le niveau de l'emploi). L'équilibre sur le marché du travail, I'ajustement entre l'offre et la demande de travail, s'opèrent par la variation des salaires, ce qui implique la flexibilité (a fluidité ”) de ceux ­ci. La rigidité des salaires est donc une cause du chômage. On valorisera une explication des causes de cette rigidité.

 Chez Keynes, le volume de l'emploi est déterminé par la demande effective (possibilité d'un équilibre de sous­ emploi). On peut mettre en évidence que le salaire est un revenu qui a une influence sur la demande de consommation. On n'attend pas des candidats qu'ils développent tous les aspects de cette opposition mais qu'ils en aient compris les grandes lignes.

 Question 2:  ­ Présentez les arguments que Keynes utilise pour expliquer que dans nos sociétés les salaires sont rigides à la baisse (5points)

 La rigidité des salaires nominaux provient de la capacité de résistance des salariés.  Chaque salarié a intérêt à s'opposer à une baisse de son salaire sinon il accepte une certaine dévalorisation sociale par rapport à ceux qui la refusent.  Cette résistance est inégale (rapports de force différents selon les a industries ”, les entreprises), ce qui provoque des injustices, des conflits, du mécontentement..   Une politique de flexibilité des salaires ne peut fonctionner qu'avec une réduction uniforme et autoritaire des salaires (système dirigiste dans lequel l'État fixe les salaires).

 On valorisera les candidats qui pointent le paradoxe d'une politique libérale qui, selon Keynes, n'est justement pas possible dans une économie du laissez­ faire.

 Question 3: ­ Développez un ou deux exemples qui illustrent le débat sur le flexibilité des salaires dans les sociétés contemporaines (5points).

 Le candidat peut puiser dans de nombreux exemples illustrant le débat flexibilité/rigidité:  ­ le fonctionnement du marché du travail aux E.U.; la politique d'ajustement structurel dans les PED; I'arbitrage salaire/emploi proposé par certaines entreprises; la question du salaire et de la réduction de la durée du travail dans certains PDEM; le débat sur la suppression ou la diminution du SMIC; la question du SMIC jeune; ..

 

 

 

 

 

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