


LE DOLLAR EN CHUTE LIBRE, LE PÉTROLE SE REPLIE
L'action de la banque centrale américaine a par ailleurs amplifié la chute du dollar, qui a atteint un nouveau pic historique de 1,5905 dollar pour un euro, faisant sauter successivement, en l'espace de quelques heures, les barres de 1,57, 1,58 et 1,59 dollar.
Seuls les cours du pétrole ont battu en retraite, lundi, après avoir atteint jusqu'à 111,80 dollars juste avant l'ouverture officielle du New York Mercantile Exchange (Nymex). Dans l'après-midi, le baril de light sweet crude s'échangeait à 107,41 dollars. Cette baisse, apparemment rassurante, constituerait selon les experts une fausse bonne nouvelle, signe que les investisseurs réalisent qu'une récession économique aux Etats-Unis pourrait se propager au reste du monde et affecter considérablement la demande en hydrocarbures.LE CAC 40 PASSE SOUS LES 4 500 POINTS
Les Bourses européennes ont elles aussi baissé lundi, le CAC 40 clôturant à Paris en retrait de de 3,51 %. L'indice parisien est passé pour la première fois sous le seuil symbolique des 4 500 points. Depuis son niveau de clôture de la fin de l'année 2007, le CAC 40 a désormais perdu près de 20 % de sa valeur. Le mouvement a été identique sur les autres places européennes : l'indice vedette Footsie 100 a perdu 3,86 % à Londres, et l'indice DAX de Francfort a clôturé en chute libre de 4,18 %.
Auparavant, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo avait chuté de 3,71 %, passant sous le seuil des 11 000 points, pour la première fois depuis août 2005. A Hongkong, l'indice Hang Seng a clôturé en baisse de 5,18 %, tandis qu'à Shanghaï l'indice composite reculait de 0,89 %.
Dans une tribune publiée lundi dans le Financial Times, l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, a ajouté au pessimisme ambiant en estimant que la crise financière qui touche les marchés mondiaux "va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis la fin de la seconde guerre mondiale". Le commissaire européen aux affaires économiques, Joaquin Almunia, a lui reconnu que l'économie américaine "entre peut-être en récession", mais il a estimé que l'Europe devrait y échapper. Quant au directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, il a prévenu que la crise allait "durer assez longtemps, avec de graves conséquences".