"Il existe un effet retard entre la baisse du chômage et celle du nombre de RMIstes", explique Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives. La loi permet sous conditions de cumuler un emploi et le RMI. Le nombre de personnes bénéficiant de ce dispositif, 99 000, est en diminution de 41 % sur l'année. Cette baisse est due à "l'efficacité du système qui facilite une sortie précoce du RMI", indique la DREES.
"En abaissant la première marche, c'est-à-dire une reprise d'activité, nous facilitons l'accès à la deuxième, la sortie du RMI ou du Revenu de solidarité active (RSA) et de la pauvreté", fait valoir M. Hirsch.
Pour l'ancien président d'Emmaus, l'objectif est de "doubler le nombre de sorties annuelles pour reprise d'activité et de ramener à 400 000, 500 000 le nombre de foyers qui vivent avec 447 euros par mois (montant du RMI)". La baisse du nombre de RMIstes s'accompagne d'une diminution de 3,2 % du montant total versé au titre du RMI, soit 6,01 milliards d'euros.