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ECONOMIE: UE

Infographie
La croissance dans la zone euro
LEMONDE.FR | 14.02.07


La croissance européenne comparée à la croissance américaine. | Le Monde
 
Feu vert pour l'adoption de l'euro par Chypre et Malte
LEMONDE.FR avec AFP | 16.05.07 | 15h18  •  Mis à jour le 16.05.07 | 15h28
 
La Commission européenne a donné son accord, mercredi 16 mai, pour que Chypre et Malte adoptent l'euro le 1er janvier 2008, jugeant que les deux pays respectaient les critères de convergence économique fixés par le traité de Maastricht. Chypre et Malte "sont prêts à adopter l'euro en janvier 2008", a déclaré le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, cité dans un communiqué.

 

Ils doivent toutefois veiller à "préserver leur compétitivité" et "accélérer leurs préparatifs pratiques" pour lancer l'euro, avertit Bruxelles. La Banque centrale européenne (BCE) a elle aussi mis en garde les deux Etats, s'inquiétant, dans son "rapport de convergence" publié simultanément à Francfort, de leur dette trop élevée. Nicosie affichait en 2006 une dette s'élevant à 65,3 % du PIB en 2006, 66,5 % pour La Valette.

QUINZE PAYS

Avec ce troisième élargissement de la zone euro, Chypre et Malte deviendront les 14e et 15e pays à utiliser la monnaie unique européenne, qui avait été lancée en 1999. La Slovénie avait été le premier des nouveaux Etats membres de l'UE – entrés lors de l'élargissement de 2004 – à adopter l'euro.

Les prochaines étapes vers l'euro pour Chypre et Malte seront l'approbation de leur candidature en juin par les ministres des finances européens, puis par les chefs d'Etat et de gouvernement. Bruxelles fixera alors les taux de conversion définitifs de la livre chypriote et de la lire maltaise, et signera formellement la décision de les intégrer dans la zone euro au 1er janvier 2008.

Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe
Constitution européenne : "l'accord est nécessaire, possible, mais pas certain"
LE MONDE | 17.05.07 | 09h25  •  Mis à jour le 17.05.07 | 11h02
Le premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker,a critiqué jeudi 18 janvier 2007 la décision de la Banque du Japon de ne pas relever ses taux aboutissant à un nouvel affaiblissement du yen face à l'euro. | REUTERS/STRINGER/BELGIUM
 
REUTERS/STRINGER/BELGIUM
Le premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker,a critiqué jeudi 18 janvier 2007 la décision de la Banque du Japon de ne pas relever ses taux aboutissant à un nouvel affaiblissement du yen face à l'euro.

Etes-vous en faveur d'un traité simplifié tel que proposé par M. Sarkozy ?

 

Il ne faudra pas se contenter d'un simple toilettage décisionnel, mais je ne crois pas que ce soit l'intention de M. Sarkozy. La tentation minimaliste existe.

Il existe aussi une forte tendance contraire soucieuse, comme Angela Merkel, de préserver la substance du texte. Les pays qui ont ratifié la Constitution, à l'instar du Luxembourg et de l'Espagne qui l'ont fait par référendum, n'accepteront pas que l'on vende par appartements le traité constitutionnel. L'accord est nécessaire, possible, mais pas certain.

La réunion des "sherpas", mardi à Berlin, s'est déroulée dans une bonne atmosphère, mais les désaccords sont nombreux, sur la méthode à privilégier, sur la charte des droits fondamentaux, sur la structure du nouveau traité, sur les symboles européens, sur la primauté du droit européen sur le droit national, ou le renforcement des pouvoirs d'intervention des Parlements nationaux.

Est-il souhaitable de remettre à plat les négociations d'adhésion avec la Turquie ?

Il n'est pas exclu que dans 10 ou 15 ans, nous décidions que l'adhésion n'est pas la meilleure chose pour ce pays, et qu'il vaut mieux qu'il évolue sur une orbite proche mais différente de celle de l'Union.

Un tel mouvement maintenant serait perçu comme prématuré par les Turcs. Il faut donc continuer les négociations, mais en regardant la situation autour de nous, en Turquie et dans nos opinions publiques.

Le nouveau président français a toujours fait preuve d'une grande cohérence dans ce domaine. C'est un homme susceptible de changer d'avis à la seule condition d'être placé devant un argumentaire lui démontrant qu'il se trompe. Or, je ne vois pas ce qui pourrait le convaincre à ce stade.

Etes-vous préoccupé par les intentions prêtées à M. Sarkozy de vouloir prendre ses distances avec la discipline budgétaire ?

La France doit continuer à consolider ses finances publiques. Ce n'est pas le moment de relâcher les efforts. Mais je ne me fais pas trop de souci à ce sujet. J'ai connu Sarkozy en tant que ministre des finances. Le candidat a plaidé en faveur du désendettement, cela implique de mener une politique de consolidation. C'est un adepte, comme moi, du renforcement des règles de coordination économique dans le cadre d'une gestion solidaire et collective de la monnaie unique.

Or il y a des erreurs à ne pas répéter. Les plaisirs des politiques pro-cycliques menacent tous les Etats membres, alors qu'ils devraient profiter de la bonne conjoncture pour assainir encore leurs comptes.

M. Sarkozy a mis en cause le rôle de la Banque centrale européenne dans le pilotage de la monnaie unique. Qu'attendez-vous de lui ?

Si la France voulait à tout prix modifier les statuts de la BCE, l'unanimité serait requise entre les Etats membres. Il est évident qu'une telle unanimité n'existe pas. Mais j'ai noté que Nicolas Sarkozy avait pris ses distances avec les discours où il suggérait de modifier le mandat de la BCE.

Pensez-vous qu'une action diplomatique soit nécessaire pour faire baisser l'euro ?

L'euro fort pose des problèmes à certaines entreprises, dans certains secteurs. Si la course vers un euro de plus en plus fort se poursuivait, il faudrait se poser la question de savoir si cette évolution reste compatible avec les fondamentaux de l'économie européenne.

La Banque centrale et l'eurogroupe pourraient alors réagir de concert, comme il le faut en pareilles circonstances. Aucune action n'est cependant possible sans concertation internationale.

Mais nous n'en sommes pas encore là. Aujourd'hui, nous n'observons pas de grandes difficultés liées au niveau trop élevé de l'euro, mais quand il sera trop fort, ce sera autre chose.

A quel niveau faut-il agir ?

Malheur à moi si je vous disais quel est le cours de l'euro qu'il ne faut pas dépasser. Cela ne ferait que désigner une cible aux anticipations du marché.


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L'euro va-t-il continuer à monter ?
L'intégralité du débat avec Pierre-Antoine Delhommais, journaliste à la rubrique économie du "Monde"., lundi 16 avril 2007
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