| | De loin, l’université française donne l’impression d’avoir changé de visage avec l’adoption de la réforme européenne dite « réforme L-M-D » qui a vu, dans un souci d’harmonisation européenne disparaître les anciens DEUG, licence, maîtrise, DEA et thèse en faveur d’un parcours décomposé en Licence-Master-Doctorat. Mais cette évolution de façade – même si elle n’est pas sans effets - n’a pas caché des problèmes qui viennent de loin. Et la manière dont les universités se sont mobilisées contre l’instauration du CPE a sans doute été une manifestation spectaculaire d’un de ces problèmes : celui du rapport de l’université au monde du travail. Le premier ministre Dominique de Villepin ne s’y ait pas trompé en lançant en avril dernier un grand débat université-emploi chargé de répondre fin octobre aux questions posées à l’Université. Faut-il accentuer la professionnalisation des filières ? Faut-il envisager un processus de sélection à l’entrée pour limiter les sorties sans diplômes ? Faut-il aller encore plus loin et imaginer une grande unification de l’enseignement supérieur ? Au-delà, c’est une interrogation plus fondamentale qui apparaît : l’insertion professionnelle est-elle le seul critère de réussite de l’Université ?
/http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Bruno Julliard. Président de l'UNEF/http%3A%2F%2Fmedias.lemonde.fr%2Fmmpub%2Fedt%2Fill%2F2006%2F04%2F12%2Fh_9_ill_760762_bruno-julliard.jpg) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Philippe Minard. Maître de conférences à l'Université de Paris 8, directeur de recherche à l'EHESS, membre de l'ARESER (Association de Réflexion sur les Enseignement Supérieurs et la Recherche) . | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Jean-Robert Pitte. Président de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) |
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