| | L’idée est admise par presque tous : les ressources de la planète ne sont pas inépuisables. Ressources énergétiques (charbon, gaz, pétrole) ou nécessaires à la vie de tous les jours (l’eau en particulier). Par ailleurs – autre idée admise par presque tous -, notre environnement se dégrade, du fait principalement de la pollution et d’une industrialisation peu soucieuse pendant longtemps de la préservation de la nature. Il faut bien trouver des solutions. Ca a d’abord été le « développement durable », qui a fait son entrée dans le débat public avec le sommet de la Terre, qui a eu lieu à Rio en 1992. Entrée couronnée de succès, du fait que l’expression concilie l’idée de progrès – le « développement » - et une conscience qu’il faut préserver un avenir possible aux générations à venir – la durabilité. Aujourd’hui, tout le monde est pour le développement durable. Mais, il faut bien avouer que ce succès a été suivi de peu d’actes. Au point que le rapport tout récent d’Eurostat concluait : « il est clair que le développement de l’Union Européenne ne peut pas encore être considéré comme durable, ni même en voie de le devenir. » D’où peut-être, l’irruption dans le débat public d’une notion plus radicale, celle de décroissance. Pour le coup, le paradigme s’inverse totalement. Il ne s’agit plus d’imaginer une croissance soutenable, mais d’entamer une décroissance, condition sine qua non à la survie de la planète et de l’espèce. Derrière cette idée de décroissance, il y a des pratiques individuelles, mais aussi un imaginaire politique et social qui veut en finir avec le règne de l’économie marchande et du consumérisme. Seulement, on se heurte là autant aux tenants d’un réalisme économique qu’à ceux qui craignent que la décroissance ne soit productrices d’encore plus d’inégalités. « Croissance, décroissance, et développement durable », c’est le sujet de Contre-expertise.
/http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Bruno Clémentin. Cofondateur du collectif Casseurs de Pub et Président de l'Institut d'Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable (IEESDS), il a récemment cordonné avec Michel Bernard et Vincent Cheynet: Objectif décroissance: vers une société harmonieuse (Parangon). | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Yves Cochet. Homme politique français, député vert de Paris, il a été parmi les fondateurs des Verts en 1984 et en fut plusieurs années le porte parole. Il succéda à Dominique Voynet au ministère de l'environnement et de l'aménagement du territoire en 2001, jusqu’au mois d’avril 2002. Il est l’auteur de La Terre en otage (avec Agnès Sinaï, 2003, Fayard) et de Pétrole Apocalypse (2005, Fayard) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Jean-Christophe Le Duigou. Economiste, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) et membre du Conseil d'orientation des retraites. Il est auteur ou coauteur d'ouvrages, parmi lesquels: L'Avenir des retraites (avec J: M. Timlisse et M. Gairaud, Editions de l'Atelier, 1999) et Pour ou contre les fonds de Pension (avec W D. Crist, Grasset, 2002), Demain le changement – Manifeste pour un nouveau syndicalisme (Armand Colin 2005). | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Philippe Simonnot. Docteur ès sciences économiques, chroniqueur au Figaro, dirige l'Observatoire économique du Droit à l'université de Versailles Saint-Quentin. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont L'erreur économique (Denoël), 39 leçons l'économie contemporaine (Gallimard) et 21 siècles d'économie (Les Belles Lettres). | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) |
|