| Le chirurgien Guy Vallancien, écrivait dans la revue Commentaire de cet automne qu’ « une pédagogie de l’entreprise est une urgence si l’on veut sauver l’hôpital public ». Il n’est pas seul ; beaucoup d’observateurs et acteurs du monde de l’hôpital reprennent comme lui le modèle de gestion de l’entreprise, devenu une référence obligée pour penser l’avenir du secteur hospitalier public. La concurrence hôpital-clinique est censée représenter un progrès pour les deux parties. Il est certain que le secteur privé se porte de mieux en mieux : l’hospitalisation en clinique a d’ailleurs en France un poids sans équivalent ailleurs en Europe. Elle représente près des deux tiers de la chirurgie. La Générale de Santé, premier réseau français et européen d'établissements hospitaliers privés, a doublé son chiffre d’affaires en sept ans. Dans un rapport du mois de mai dernier, la Cour des comptes s’étonne que le secteur privé lucratif devienne le seul recours au système de soins dans certains bassins de population. Bref, la concurrence semble bénéfique au secteur privé : l’est-elle tout autant pour l’hôpital ? Aide-t-elle les établissements publics à se réorganiser ? A conserver leurs meilleurs éléments ? Certains jugent, et nous avons Patrick Pelloux autour de cette table, que la logique de la rentabilité est étrangère à la culture hospitalière – et surtout qu’elle doit le rester. Mais comment ignorer la bonne santé de l’hospitalisation privée, une santé qui interroge le rôle et le périmètre du secteur public ? /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Patrick Pelloux. Médecin urgentiste au SAMU de Paris Président de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Philippe Juvin. Responsable du programme santé de Nicolas Sarkozy Secrétaire national de l'UMP Professeur de Médecine, Chef du service des urgences à l’hôpital Beaujon (Clichy) | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Didier Tabuteau. Conseiller d'Etat Directeur de la Chaire santé à Sciences Po | |