| | | | les livres | | | | | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | dirigé par Etienne François et Hagen Schulze /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) Mémoires allemandes Gallimard "Bibliothèque illustrée des histoires" - 2007 | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) 4e de couverture : À chaque pays sa mémoire et le genre de lieux qui l'incarnent. À chaque pays son propre rapport au passé, en fonction de son histoire particulière. De même qu'on a longtemps opposé un modèle de nation français au modèle allemand, de même peut-on opposer aux mémoires allemandes un type de mémoire français. Celui-ci s'organise en fonction d'un lien étroit et très ancien entre l'État et la nation. En Allemagne, où le rapport à l'idée nationale a toujours été difficile, incertain et même douloureux, ce sont les douze années maléfiques du nazisme qui commandent la réactualisation et la réinterprétation du passé tout entier. Et, pour les historiens à la recherche des «lieux de mémoire» allemands, ce sont deux événements majeurs et récents - la chute du Mur et la réunification - qui déterminent l'architecture d'ensemble, imposent le plan ouvert, respectueux de tous les pluralismes, accrochés à des notions spécifiques et intraduisibles (Bildung, Volk), mais qui jouent comme des aimants de mémoire et suggèrent la présence forte de «lieux» qui, pour être allemands, n'en sont pas moins tous nationaux et souvent même européens. Différentes donc les approches, les méthodes. Les résultats sont là. Comme les Lieux de mémoire pour la France, chacun des «lieux» ici retenus par Étienne François et Hagen Schulze, dans les trois volumes des Deutsche Erinnerungsorte, permet, sans constituer un inventaire ou une encyclopédie, une plongée originale et éclairante dans une germanité peu familière aux Français. Ces Mémoires allemandes en présentent un condensé représentatif et exemplaire. Pierre Nora | | | | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Emmanuel Terray /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) Ombres berlinoises. Voyage dans une autre Allemagne Odile Jacob - 1996 | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) 4e de couverture : Pour la majorité de nos concitoyens, l’Allemagne, c’est avant tout le deutsche Mark et la Bundesbank, un système social performant, une nation dynamique et sûre d’elle-même, une position hégémonique en Europe. Mais derrière cette image impressionnante, il y a une autre Allemagne qui se débat avec son passé et reste incertaine de son identité. C’est à Berlin qu’on peut la surprendre. Du stade olympique d’Hitler au quartier général de la Stasi, la ville porte les stigmates de son histoire. Emmanuel Terray nous propose une visite de ces « lieux de mémoire » et nous invite à une réflexion sur l’essentielle fragilité des pouvoirs. Emmanuel Terray est anthropologue et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. | | | | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) | Cyril Buffet /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) Berlin Fayard - 1993 | | /http%3A%2F%2Fimage.radio-france.fr%2Fimg%2Fvide.gif) 4e de couverture : Berlin, aujourd'hui centre de gravité de la nouvelle Europe en gestation, conserve la mémoire douloureuse que lui a léguée une histoire agitée. Ce livre en retrace les grandes étapes, d'Albert l'Ours, le premier margrave du Brandebourg, jusqu'à cette nuit de Noël 1992 où des milliers de Berlinois organisèrent une gigantesque chaîne lumineuse pour montrer leur attachement aux idéaux de tolérance et de fraternité. Au cours des siècles, Berlin a connu une succession de ruptures violentes. Fondée au Moyen Age par des colons marchands, ce n'est d'abord qu'une petite résidence princière perdue aux confins de la Chrétienté. Dévastée pendant la guerre de Trente Ans, la ville est reconstruite par le Grand Electeur avec l'aide des huguenots chassés de France. Sous la férule du Roi-Sergent et de Frédéric le Grand, Berlin devient le centre d'un puissant Etat prussien, et de toute l'Europe on vient y respirer l'air des Lumières. L'occupation française encourage le mouvement national, dont Berlin prend la tête. Peu à peu, une industrialisation forcenée transforme la ville - devenue capitale du Reich en 1871 - en une métropole trépidante. Le Berlin weimarien est un chaudron en ébullition. Mais c'est surtout une mégalopole cosmopolite qui attire tous les artistes. La prise du pouvoir par les nazis interrompt tragiquement cette formidable effervescence. Douze ans de peste brune anéantissent la ville qui, selon les plans d'Hitler, aurait dû accueillir 10 millions d'habitants. En 1945, les Soviétiques occupent un tas de ruines. Dès lors, Berlin devient l'enjeu et le symbole de la guerre froide. Le Mur de la Honte détruit, Berlin donne toujours l'impression d'une cité inachevée tant s'y mêlent les styles architecturaux et tant les cicatrices du temps y sont encore présentes. Autre visage de son histoire, les mythes eux aussi y restent vivaces : sous les Tilleuls, la voix de Marlene continue de résonner. | |