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Conséquence de cette situation, les 18-24 ans sont aussi ceux dont le taux de pauvreté est le plus élevé : 21 % vivaient, en 2006, avec moins de 880 euros par mois. Les 25-29 ans sont mieux lotis, leur taux de pauvreté est inférieur de 9,2 points à celui de la classe d'âge précédente et inférieur à la moyenne (13,2 %). "Les revenus d'activité et les transferts sociaux qu'ils perçoivent, même (...) inférieurs à la moyenne, leur permettent d'avoir des niveaux de vie moyen et médian nettement supérieurs aux plus jeunes", expliquent les statisticiens publics.
Les derniers travaux sur les évolutions du niveau de vie par génération faisaient état d'une dégradation relative de la situation des générations les plus jeunes par rapport à leurs aînées. De fait, la génération née en 1945 est la dernière à avoir eu, à chaque âge, un niveau de vie supérieur à celui des générations qui l'ont précédée au même âge. L'Insee cite, toutefois, des travaux de Carole Bonnet, chercheuse à l'INED, montrant que la dégradation relative du niveau de vie des jeunes générations "semble s'être interrompue pour les générations les plus récentes, nées entre 1965 et 1975". "Elles ont certainement davantage profité de la reprise de la croissance de la fin des années 1990", explique-t-elle. Rien ne dit, toutefois, que ce constat résistera à la récession.
Il est, enfin, un domaine dans lequel les jeunes générations continuent d'être pénalisées par rapport à celles qui les ont précédées : c'est celui de l'accumulation patrimoniale. Ainsi, le patrimoine des générations 1963-1972 n'a pas augmenté entre 1992 et 2004 et est resté très en deçà de celui de leurs aînées de dix ans en 1992, relève l'Insee.