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'administration américaine met 700 milliards de dollars (491 milliards d'euros) sur la table pour enrayer la grave crise de confiance des marchés financiers. Le plan de l'administration Bush reçu au Congrès vendredi soir, et diffusé samedi 20 septembre au Capitole, donne autorité au gouvernement pendant deux ans pour récupérer des actifs liés à des emprunts hypothécaires, qui sont à la racine de la crise financière. Selon le document de l'administration, le plan aurait une durée de deux ans, mais le Trésor pourrait garder en son nom les actifs récupérés aussi longtemps que nécessaire. En outre, seules des institutions financières ayant leur siège aux Etats-Unis seraient concernées. Enfin, l'administration demanderait au Congrès la permission d'embaucher des gestionnaires de fonds pour gérer les créances douteuses dont elle entend soulager les banques.Samedi, M. Bush a défendu l'importance des sommes engagées. "Je suis convaincu que cette approche audacieuse coûtera beaucoup moins aux familles américaines que l'alternative" consistant à ne pas intervenir, a-t-il affirmé, brandissant la menace de suppressions d'emplois "massives", d'une dégradation continue du marché immobilier et d'un tarissement des prêts à la consommation.
Ce plan a été communiqué au terme d'une folle semaine marquée par la panique puis l'euphorie des Bourses, avec des interventions en cascade de l'administration Bush, qui a assisté au dépôt de bilan de la banque d'affaires Lehman Brothers et nationalisé l'assureur AIG, sans compter toute une série de mesures de portée plus immédiate, destinées à rassurer et à favoriser la liquidité des marchés.