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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 13:07

Le Monde.fr avec AFP | 10.12.2012 à 09h27

 

Annoncée en juillet par François Hollande, la conférence de lutte contre l'exclusion débute lundi 10 décembre à Paris au palais d'Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Elle sera ouverte par la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, et la ministre déléguée chargée de la lutte contre l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti.


Elle réunira plusieurs ministres et de nombreuses associations, qui ont planché, en amont, sur sept thématiques : emploi, accès aux minima sociaux, enfance, surendettement, logement, santé et gouvernance des politiques de solidarité. Elle doit déboucher sur un plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté, accompagné d'une "feuille de route" aux ministres.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la clôturera mardi en traçant les grandes lignes d'un plan visant à endiguer la pauvreté, dont les associations attendent beaucoup. Nicolas Sarkozy avait promis de réduire de un tiers la pauvreté pendant son quinquennat. Pour le premier ministre, il ne sera pas question d'annoncer des objectifs chiffrés.

 

FAMILLES MONOPARENTALES ET PERSONNES IMMIGRÉES

Face à l'évolution récente de la pauvreté, les attentes sont extrêmement élevées. Selon le rapport annuel du gouvernement, tout récemment transmis au Parlement, "la pauvreté a changé de visage" : elle concerne de plus en plus les familles monoparentales et nombreuses, les personnes immigrées et s'est déplacée vers les zones urbaines sensibles.

Le taux de pauvreté a atteint 14,1 % en 2010, son plus haut niveau depuis 1997. Cette année-là, 8,6 millions de personnes vivaient avec moins de 964 euros par mois (revenu par une unité de consommation inférieur à 60 % du revenu médian). Les inégalités se sont aussi creusées entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres.

Les situations d'extrême pauvreté s'étendent, souligne aussi le rapport : 2,1 millions de personnes vivaient avec moins de 642 euros par mois en 2010. Et les Français les plus modestes ne recourent pas suffisamment aux aides auxquelles ils ont droit, un non-recours qui intensifie encore les situations d'exclusion. Ainsi, 68 % des personnes éligibles au Revenu de solidarité active (RSA) ne le demandent pas.

 

MULTITUDE DE PROPOSITIONS

Les groupes de travail, réunissant de nombreux acteurs du secteur social, ont tous remis leurs rapports au gouvernement, lui soumettant une multitude de propositions. Ils plaident par exemple pour une revalorisation du RSA, qui a décroché par rapport au SMIC. Mais en période de disette budgétaire, le gouvernement n'a que très peu de marge de manœuvre.

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui participera à la conférence, a affirmé qu'il soutiendrait ces propositions. La CGT demande, elle, "l'augmentation immédiate du RSA et de l'ensemble des minima sociaux d'au minimum 30 %".  Les associations souhaitent aussi "déverrouiller" l'accès au RSA pour les moins de 25 ans. Côté logement, elles prônent la création de 20 000 places d'hébergement dès l'hiver 2013.

Pour lutter contre la pauvreté des enfants, elles proposent notamment de développer l'accueil collectif pour ceux qui sont issus des familles défavorisées, ou de remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt universel. "Il apparaît aujourd'hui indispensable d'ouvrir une réflexion sur de nouvelles formes de redistribution en faveur de ces enfants", ont estimé Dominique Verni, ex-défenseure des enfants, et Pierre-Yves Madignier, président d'ATD Quart Monde France.

Le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) a déploré de son côté les "faiblesses" des propositions contenues dans les rapports préparatoires à la conférence sur la pauvreté et appelé à manifester à cette occasion lundi.

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Published by terminale2 - dans SCIENCES POLITIQUES
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