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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:05

La système politique américain occulte les "petits" candidats.

PRESIDENTIELLE AMERICAINE. Où sont les candidats alternatifs ...

tempsreel.nouvelobs.com › Présidentielle US 2012
5 janv. 2012 – La système politique américain occulte les "petits" candidats. ... un candidat indépendant à l'élection présidentielle américaine de 2012. L'offre ...

Le "naked cowboy" Robert Burck, célèbre artiste de rue new-yorkais est en campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2012 EMMANUEL DUNAND / AFP

Le "naked cowboy" Robert Burck, célèbre artiste de rue new-yorkais est en campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2012 EMMANUEL DUNAND / AFP

Le site internet American Elect 2012 s'est lancé dans un pari un peu fou : présenter un candidat indépendant à l'élection présidentielle américaine de 2012. L'offre du site ressemble à ce qu'on pourrait appeler, en France, une forme de démocratie directe: les internautes peuvent dégager les enjeux qu'ils estiment essentiels, choisir leur candidat favori et faire des dons afin de financer la campagne.

Et le succès est au rendez-vous: 462.000 personnes supportent à ce jour la page Facebook du site. Un engouement significatif du malaise ressenti par un nombre important de citoyens américains face au manque de choix dans le paysage politique: le site affirme que "80% des électeurs seraient intéressés par un candidat alternatif dans la course à l'élection présidentielle".

Une multitude de candidats

Pourtant, des candidats alternatifs existent. Des indépendants, sans parti politique, mais aussi des candidats issus de partis politiques plus modestes. Car le pays, malgré son image, possède une multitude de partis politique. A côté des deux "grands", Démocrates et Républicains, on trouve notamment – et comme dans la plupart des démocraties occidentales – un parti socialiste et un parti vert, mais aussi un parti Libertarien, un parti de la Justice et un parti constitutionnel.

Lors de l'élection présidentielle de 2008, qui a porté au pouvoir Barack Obama, le troisième homme en nombre de voix exprimées par les citoyens était Ralph Nader. Déjà candidat en 1996 et 2000 avec les Verts, c'est en indépendant que cet avocat, militant notamment pour les droit  des consommateurs, s'était lancé dans la campagne.

L'élection à venir apportera elle aussi son lot de "petits" candidats.

  • Parmi eux, Buddy Roemer, ex-gouverneur de Louisiane, s'est pour l'heure engagé dans l'investiture républicaine mais pourrait choisir de se présenter via American Elect.

 - Vidéo de campagne de Buddy Roemer '"Free to lead" :

 

  • Rocky Anderson, maire de Salt Lake City et membre du parti de la Justice sera également de la partie :

 

 

 

  • Michael Bloomberg, le célèbre maire de New-York a quant à lui finalement décidé de ne pas se présenter, après plusieurs mois d'hésitation.
  • Plus "fun", Robert Burck, le célébrissime "naked cowboy" de Time Square, un cowboy presque nu qui joue de la guitare dans la rue, a également annoncé son intention de se présenter :

 

Mais si la vie politique américaine est donc sans doute plus riche que l'on veut bien le penser de ce côté-ci de l'atlantique, ces candidats n'ont cependant presque aucune chance de peser réellement dans l'élection présidentielle. Ralph Nader, avec quelque 700.000 voix exprimées en sa faveur en 2008 ne représente que 0.5% des suffrages, et aucun grand électeur.

Des règles défavorables

C'est le mode de scrutin qui pénalise le plus les "outsiders". Les citoyens votent, Etat par Etat, pour des grands électeurs qui, à leur tour, désigneront le vainqueur. Le système est très déformant, puisque tous les grands électeurs d'un Etat sont automatiquement "conquis" par le candidat atteignant la majorité des voix dans l'Etat. Ainsi, les Républicains avaient remporté la Floride en 2000, alors même que la différence des voix exprimées entre Bush et Al Gore était infime. Ce qui a permis à Bush de devenir président des Etats-Unis, avec une nette avance en nombre de grands électeurs mais moins de suffrages citoyens en sa faveur.

Bipartisme

Difficile d'imaginer alors qu'un troisième parti puisse peser face au deux "grands". Dans le cas, très peu probable, ou un candidat recueillerait même 20% des voix d'un Etat, il n'aurait aucun grand électeur. D’où un système presque complètement bi-partisan, qui n'a rien de surprenant aux Etats-Unis, système fédéral par excellence, ou les élections nationales se font toujours Etat par Etat.

Enfin, les sommes colossales dépensées pour les campagnes, où les candidats sillonnent le pays avec leur équipe, multiplient les immenses meeting jusqu'à l'épuisement, excluent presque automatiquement tout candidat qui n'aurait pas l'appui financier et technique d'un appareil politique de grande envergure. Pas de place pour les rêveurs.

Pascal Piedbois Lévy

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Published by terminale2 - dans SCIENCES POLITIQUES
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