Au boulot!
Au boulot!
Professeur : Florence Begel, professeur agrégée de philosophie au lycée René Char à Avignon, auteur du blog Philochar : http://lewebpedagogique.com/philo-bac/.
Discipline : Philosophie
Préparation concours IEP province
Type : Méthodologie
Sujet : Méthodologie de la dissertation du
concours IEP : QUESTIONS CONTEMPORAINES
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Le chômage qui touche 9, 3 % de la population, est devenu la première préoccupation des Français. Philippe Askenazy, Directeur de recherche au CNRS, et chercheur à l’école d’économie de Paris, est spécialiste des questions économiques liées au travail. Il publie ces jours-ci Les décennies aveugles, emploi et croissance 1970-2010 aux éditions du Seuil, et sera notre invité pour nous éclairer sur ces questions.
Thème(s) : Information| Crise| Travail
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Economiste du travail, Directeur de recherche au CNRS, docteur de l’EHESS. Auteur de Les désordres du travail : enquête sur le nouveau productivisme, République des idées/Seuil 2004 (prix du livre d’économie du Sénat). Il a participé au volume Low-Wage Work in France (E. Caroli et J. Gautié, eds), Russell Sage Foundation, New-York, fév 2008.
Il y aura bientôt quarante ans, la France faisait connaissance avec le chômage de masse et un régime de croissance erratique. Elle n’en est plus sortie depuis. La faute aux Français et à leurs institutions, explique une doxa d’experts catégorique : les
premiers seraient incurablement hostiles au changement, et les secondes inadaptées à la mondialisation. La réalité est très différente.
C’est ce que révèle l’histoire comparée des politiques conduites dans ce pays et dans d’autres depuis quatre décennies : le marasme hexagonal est d’abord la conséquence d’erreurs d’analyse et d’aveuglements politiques. Ceux-ci ont empêché l’économie française de prendre pleinement le train de la nouvelle révolution industrielle qui se déployait à travers le monde et transformait le capitalisme. Si l’on veut sortir de cette ornière, rien ne sert d’imiter des modèles dont les leçons prétendues reconduisent en général aux mêmes erreurs. Il faut au contraire changer de paradigme et s’interroger sur les besoins du futur. C’est ce que propose Philippe Askenazy pour la décennie qui s’ouvre.
Par Sylvain Bourmeau
Réalisation: Jean-Christophe Francis
Petite innovation de rentrée, au Grain à Moudre, nous vous proposerons, chaque mercredi d’éclairer un problème d’actualité en confrontant des experts travaillant au sein de think
tanks. Les think tanks, ce sont ces agences intellectuelles, collectifs de fournisseurs d’analyses et d’idées, qui jouent déjà un rôle décisif dans les pays où ils sont installés depuis
longtemps. Nous faisons le pari qu’à l’approche des élections présidentielles, ceux qui commencent à émerger en France pourront renouveler le paysage intellectuel. Ne serait-ce que
parce que l’imagination y est moins bridée et la parole plus libre que dans les partis politiques ?
Les 35 heures ! le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une question qui fait débat depuis la première loi dite « d’orientation et d’incitation » en 1997 - les 35 h sont même une machine à produire du débat – une question qui « électrise », encore et toujours, la vie politique française
Débat, donc, entre la gauche et la droite bien sûr… et sujet qui semblait jusqu’à peu un marqueur idéologique assez clair.
Pour la Gauche : cette réduction du temps de travail votée sous le gouvernement Jospin est un acquis social – une mesure qui a dynamisé l’économie et créée des emplois. Pour la Droite, à n’en pas douter, il s’agit d’une dévalorisation de la « valeur travail » – une désorganisation de l’économie ainsi qu’un handicap pour la compétitivité des entreprises de notre pays… Jean-François Copé qui veut « mettre l’UMP au travail sur la question » allant jusqu’à déclarer que : "les 35 heures, c'est un problème pour tout le monde"
Et puis aujourd’hui c’est à l’intérieur même des deux « grands » partis qu’il y a rupture sur la question :
A ma gauche : Manuel Valls ! qui a remis le sujet sur le tapis, réussissant au passage à faire parler de lui comme jamais, en déclarant qu’il fallait « déverrouiller les 35h »
A ma droite Xavier Bertrand pour qui il n’y a plus lieu d’y revenir car depuis les lois de juillet 2008, les entreprises peuvent augmenter et organiser le temps de travail comme elles l’entendent
Et puis du coté des économistes bien sûr la question est très disputée qu’il s’agisse du coût des 35 heures, de leur intérêt économique, et bien sûr de leurs conséquences pour l’emploi, un point sur lequel on aura entendu tout et son contraire
Alors si de fait on peut légitimement se demander si les 35 heures existent encore vraiment, tant des lois successives en ont assoupli les contours, et tant les entreprises ont eu latitude de les organiser à leur façon (compte épargne temps – RTT – forfaits jours, heures supplémentaires) - ; on peut aussi s’interroger sur l’intérêt d’y RENONCER aujourd’hui…
et sur le coût politique d’une mesure d’abrogation qui pourrait passer pour une régression sociale ---
que signifierait donc la fin des 35h et à quoi renoncerait-on en les abrogeant ?
Invité(s) :
Agnès Verdier Molinié, directeur de la fondation IFRAP
Olivier Ferrand, président fondateur du Think tank Terra Nova
Thème(s) : Information| Idées| 35 heures
Les 35 heures pimentent les primaires PSFocus de franceculture.com